Seriez-vous tombé dans ce piège ?

C’est la saison des offres limitées chez les opérateurs : les soldes sur les abonnements !

L’occasion d’évoquer deux ressorts psychologiques.

Comparons deux offres similaires :

Celle de RED est alléchante, mais si c’est pour payer 15 € ensuite autant partir chez SOSH.

Ce sera vite amorti après tout, non ? 

C’est l’effet de focus : quand on décide, il arrive que l’on prenne trop de facteurs en compte. On donne alors trop d’importance à certains facteurs sans raison valable.

Ainsi 4 mots vont tenter de court-circuiter notre raisonnement : « Même après un an ». SOSH suggère que son offre est la meilleure affaire.

Or, il faut 7 ans pour qu’elle soit plus rentable ! 

D’ici là, offres et prix auront certainement évolués 😄 

Statistiquement, cette stratégie ne manquera pas d’être efficace. 

Par ailleurs les offres limitées, soldes, black friday, etc. utilisent le biais de rareté

C’est le fait qu’un individu soit plus susceptible de vouloir ce qu’il pense ne pas pouvoir avoir plus tard.

Cet effet repose sur l’anticipation d’un regret. 

Je ne traite pas ici de la qualité du réseau.  

Le but était de montrer comment une simple phrase peut influencer un achat ! 

A bientôt chers amis ! 🙋🏻‍♂️

Une marque doit-elle communiquer ses bonnes actions ? 🤔

Nous vivons une époque particulière. Ces derniers temps nous pouvons constater une inédite solidarité entre êtres humains. Il aura fallu pour cela un mal au potentiel inquiétant.

Cette solidarité est apportée par les citoyens et les entreprises du monde entier. L’entreprise est une « personne » dite « morale », constituée de personnes dites « physiques ». Si une marque existe, c’est grâce aux personnes physiques qui travaillent à son développement et à celles qui utilisent ses produits et services.

Ces derniers temps nous sommes informés de nombreuses actions citoyennes entreprises par des citoyens et des entreprises. Quand on est une entreprise, on entreprend. Il semble alors normal de le faire à titre citoyen.

La grande majorité d’entre nous approuve ces actions. D’autres les critiquent. Ces derniers pensent que ces actions sont de pures opérations de communication. On peut alors lire et entendre ce type de commentaire : « bravo pour le coup de pub ! ».

Prenons cette déclaration selon un aspect pragmatique. Il y a, à mon avis, trois façons de voir les choses.

1. Une marque peut agir sans le dire

Les personnes physiques qui passent environ 8h par jour à travailler seront fières d’agir, par l’intermédiaire de leur entreprise, pour l’humanité et le diront. L’information de l’action de l’entreprise se transmettra de bouche à oreille. Très vite l’information sera reprise par les médias, sans contrôle de la marque, avec de possibles « fake news » dans le lot. Plus une information est transmise par l’intermédiaire de multiples vecteurs, plus elle se dégrade ! On connait tous ces articles parfois repris par toute la presse dans lesquels chacun à son chiffre clé alors qu’un seul est le bon.

Ici se pose la question de la réalité. Si les médias ne donnent pas toujours le bon exemple, les réseaux sociaux ont rendu visible la parole de ceux qu’on appelle « complotistes ». Imaginez la matière que vous donnez à ces sophistes contemporains lorsque vous ne maitrisez pas la communication de votre entreprise ! Naît alors deux clans : l’un pense que le fait est réel, l’autre non. Ceci est grave. La seule question que vous devez générer au sein de la société doit être philosophique. Une marque doit être ancrée dans la réalité, c’est sa crédibilité qui est en jeu.

2. Une marque peut agir et le dire

Il est amusant, dès lors que l’on communique une action, de voir les pessimistes remplacer les complotistes qui ne sont jamais très loins. Le pessimiste souhaite dénoncer un « coup de comm’ ». Qu’il fasse s’il le pense. Gardons notre optimisme : ne répondons pas. Nous entrerions dans un débat sans fond, dans tous les sens du terme. Mieux vaut conserver son énergie pour bien agir et répondre aux commentaires construits qu’ils soient ou non critiques !

Dans ce cadre, la marque maitrise son image au travers de l’information qu’elle délivre. Elle est entreprenante, visible et crédible.

Passer de l’action à la parole est une bonne chose ! L’inverse est vrai également !

3. Une marque peut ne rien faire

C’est son strict droit. Je crois que l’entreprise a le devoir d’aider si elle en a la capacité. Il me semble plus juste et nécessaire d’encourager à agir ceux qui le peuvent, plutôt que de critiquer ceux qui ont agi. C’est une question de choix : à quel escient veut-on utiliser son temps ? Préfère-t-on dénoncer une bonne oeuvre parce qu’elle est délivrée par une entreprise ? Ou encourager d’autres à faire de même ? Quel est le plus important pour le bien commun ?

Je mets ici à part les cas discutables de « lavage vert » qui ne concernent pas les situations d’urgence.

Ce qu’une marque doit faire

Le chemin idéal est le deuxième : mieux vaut agir et communiquer.

Agir vaut mieux qu’attendre. On peut même voir la perspective du « coup de pub » comme un levier qui incite à l’action ! A mon avis, c’est le bon sens qui prime en général. On a le droit d’être fier de soi, que l’on soit une personne physique ou morale !

Quand on fait quelque-chose de bien, on peut le partager. On le doit même. Le silence n’est attrayant qu’entre deux notes.

Faut-il dire encore ce que chacun sait ? Rien ne saurait être seulement blanc ou noir.

S’il ne s’agissait que de communication grossière, ces informations passeraient sous silence. Le but n’est pas, dans le contexte actuel, d’anticiper une visite d’Elise Lucet. Il faut limiter un nombre de morts.