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Une marque doit-elle communiquer ses bonnes actions ? đŸ€”

Nous vivons une Ă©poque particuliĂšre. Ces derniers temps nous pouvons constater une inĂ©dite solidaritĂ© entre ĂȘtres humains. Il aura fallu pour cela un mal au potentiel inquiĂ©tant.

Cette solidaritĂ© est apportĂ©e par les citoyens et les entreprises du monde entier. L’entreprise est une “personne” dite « morale », constituĂ©e de personnes dites « physiques Â». Si une marque existe, c’est grĂące aux personnes physiques qui travaillent Ă  son dĂ©veloppement et Ă  celles qui utilisent ses produits et services.

Ces derniers temps nous sommes informés de nombreuses actions citoyennes entreprises par des citoyens et des entreprises. Quand on est une entreprise, on entreprend. Il semble alors normal de le faire à titre citoyen.

La grande majoritĂ© d’entre nous approuve ces actions. D’autres les critiquent. Ces derniers pensent que ces actions sont de pures opĂ©rations de communication. On peut alors lire et entendre ce type de commentaire : « bravo pour le coup de pub ! Â».

Prenons cette déclaration selon un aspect pragmatique. Il y a, à mon avis, trois façons de voir les choses.

1. Une marque peut agir sans le dire

Les personnes physiques qui passent environ 8h par jour Ă  travailler seront fiĂšres d’agir, par l’intermĂ©diaire de leur entreprise, pour l’humanitĂ© et le diront. L’information de l’action de l’entreprise se transmettra de bouche Ă  oreille. TrĂšs vite l’information sera reprise par les mĂ©dias, sans contrĂŽle de la marque, avec de possibles “fake news” dans le lot. Plus une information est transmise par l’intermĂ©diaire de multiples vecteurs, plus elle se dĂ©grade ! On connait tous ces articles parfois repris par toute la presse dans lesquels chacun Ă  son chiffre clĂ© alors qu’un seul est le bon.

Ici se pose la question de la rĂ©alitĂ©. Si les mĂ©dias ne donnent pas toujours le bon exemple, les rĂ©seaux sociaux ont rendu visible la parole de ceux qu’on appelle « complotistes ». Imaginez la matiĂšre que vous donnez Ă  ces sophistes contemporains lorsque vous ne maitrisez pas la communication de votre entreprise ! NaĂźt alors deux clans : l’un pense que le fait est rĂ©el, l’autre non. Ceci est grave. La seule question que vous devez gĂ©nĂ©rer au sein de la sociĂ©tĂ© doit ĂȘtre philosophique. Une marque doit ĂȘtre ancrĂ©e dans la rĂ©alitĂ©, c’est sa crĂ©dibilitĂ© qui est en jeu.

2. Une marque peut agir et le dire

Il est amusant, dĂšs lors que l’on communique une action, de voir les pessimistes remplacer les complotistes qui ne sont jamais trĂšs loins. Le pessimiste souhaite dĂ©noncer un « coup de comm’ Â». Qu’il fasse s’il le pense. Gardons notre optimisme : ne rĂ©pondons pas. Nous entrerions dans un dĂ©bat sans fond, dans tous les sens du terme. Mieux vaut conserver son Ă©nergie pour bien agir et rĂ©pondre aux commentaires construits qu’ils soient ou non critiques !

Dans ce cadre, la marque maitrise son image au travers de l’information qu’elle dĂ©livre. Elle est entreprenante, visible et crĂ©dible.

Passer de l’action Ă  la parole est une bonne chose ! L’inverse est vrai Ă©galement !

3. Une marque peut ne rien faire

C’est son strict droit. Je crois que l’entreprise a le devoir d’aider si elle en a la capacitĂ©. Il me semble plus juste et nĂ©cessaire d’encourager Ă  agir ceux qui le peuvent, plutĂŽt que de critiquer ceux qui ont agi. C’est une question de choix : Ă  quel escient veut-on utiliser son temps ? PrĂ©fĂšre-t-on dĂ©noncer une bonne oeuvre parce qu’elle est dĂ©livrĂ©e par une entreprise ? Ou encourager d’autres Ă  faire de mĂȘme ? Quel est le plus important pour le bien commun ?

Je mets ici Ă  part les cas discutables de « lavage vert Â» qui ne concernent pas les situations d’urgence.

Ce qu’une marque doit faire

Le chemin idéal est le deuxiÚme : mieux vaut agir et communiquer.

Agir vaut mieux qu’attendre. On peut mĂȘme voir la perspective du « coup de pub Â» comme un levier qui incite Ă  l’action ! A mon avis, c’est le bon sens qui prime en gĂ©nĂ©ral. On a le droit d’ĂȘtre fier de soi, que l’on soit une personne physique ou morale !

Quand on fait quelque-chose de bien, on peut le partager. On le doit mĂȘme. Le silence n’est attrayant qu’entre deux notes.

Faut-il dire encore ce que chacun sait ? Rien ne saurait ĂȘtre seulement blanc ou noir.

S’il ne s’agissait que de communication grossiùre, ces informations passeraient sous silence. Le but n’est pas, dans le contexte actuel, d’anticiper une visite d’Elise Lucet. Il faut limiter un nombre de morts.

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